FrancoisChapitre1

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Francois Chapitre 1

Au début 20eme siècle, dans la région de Kirghiz (URSS), mieux connue de nos jours comme la république du Kyrgyzstan, vivait paisiblement la famille Fournelosevich, dans une maison modeste, près d’Ozgon, sur la rive nord de la rivière Kara-Daryya. Alors qu'il n'avait que 14 ans, François, l'ainé de la famille, rencontra un dénommé "Vlad" qui provenait de la région ouest de l'Union Soviétique. Vlad était sympathique et dur au travail mais il ne pouvait souvenir la lumière du jour. Pierre, le patriarche de François, avait rapidement compris la valeur d’un veilleur de nuit. Durant chaque période nocturne, Vlad arpentait les champs, éloignant ou attrapant des animaux sauvages et arrosait la plantation avant le lever du soleil. Chacune de ses prises nocturne était le régal de la journée suivante pour la famille pendant de que le chasseur dormait. Un soir d'été, la lune brillait au firmament. Au bout du quai, Vlad et François discutait de la guerre qui débutait. Les deux hommes savaient que la conscription commencerait sous peu. Vlad semblait détaché et peu inquiet de la guerre imminente. François l’interrogea sur son stoïcisme qui lui paraissait étrange. Vlad était un homme de peu de mots mais malgré le jeune âge de son visage, il connaissait tant d’histoires et semblais avoir vu tant de choses en ce monde. Flegme, Vlad lui répondit simplement qu’il n’avait pas peur de la mort. La réponse suffit à François, pour le moment…

Les mois passèrent et la guerre s’engagea entre l’union Soviétique et l’Allemagne. Les traités forcèrent le Tsar à défendre son allié, la France. Il était évident que pareil conflit allait s’étendre. Puis, la conscription fut annoncée. François. Vlad, a l’allure élancée et filiforme, parti avec François. L’armée réclamait un homme par foyer. L’étranger se proposa pour accompagner l’ainé et le tenir loin des ennuis, préservant, d’une certaine façon, la paix d’esprit familiale. Le calme de Vlad en pareil situation était déstabilisant.

Ensemble, ils se rendirent au front, n’échangeant que des paroles vaines et sans grandes convictions. En aucun moment François ne fut séparé de Vlad. Celui-ci, toujours chaudement habillé, la tête cachée, n’allait pas démordre de la promesse qu’il avait faite au père de son compagnon d’infortune. L’œil précis et le tir efficace de Vlad fut rapidement repéré par ses supérieurs mais il refusa toute promotion, demeurant dans l’infanterie, auprès de son protégé. Le vent glacial de la fin novembre préparait un dur hiver. Ils furent envoyés dans la ville de Stalingrad où s’annonçais une bataille importante. François, fort de ses victoires précédentes, appréhendait avec les fronts avec enthousiaste, sous le regard vigilant de Vlad.

Cet épisode guerrier fut sans émotions, une lutte sanglante entre deux nations mais sans héros. Une série d’affrontements sans grande stratégie, simplement deux forces brutes dans un combat de bras de fer démesuré. Au matin du 18 décembre, lors d’un échange quasi banal de coup de feu, François fut atteint. L’abdomen ensanglanté, le regard inondé d’effroi, ses yeux se tournèrent vers Vlad qui se trouvait à quelques mètres de lui. D’un geste insensé, Il se dressa et fit feu avec une rapidité et une précision d’Exécution implacable. Le silence revint pendant que se dissipait les échos de la fusillade. Vlad se pencha vers François et lui murmura : « C’est assez maintenant, on rentre » en lui arrachant les pièces d’identité du cou. Il agrippa fermement l’uniforme du blessé et l’installa sur ses épaules puis parti. Passant près de leur supérieur, Vlad lança les « tags » de François et les siens a ses pieds. Ce dernier n’allait pas laisser quitter un combattant de sa trempe. L’apostrophant, François tomba lourdement du haut des épaules de son transporteur. Son gémissement à l’impact était faible et n’augurait rien de bon. Faisant fit de son protégé, Vlad se tourna et abatis son supérieur a bout portant.

Le temps pressait, Vlad repris sa route, transportant Francois avec lui. En toutes circonstances, sans grand répit, Vlad progressait vers la chaumière de celui qui ne l’avait jugé qu’en bien. D’un véhicule à un autre, Vlad faisait tout en son possible, il devait atteindre Orgon avant que le jeune homme ne succombe. Le soir du sixieme jour depuis Stalingrad, au détour d’une colline, la ville apparu, Vlad semblait très fatigué, son teint était pale, il semblait vieilli de cette course contre la montre. Il avait usé de toute les ruses possible pour voyager sans attirer l’attention, n’avait dormi que très peu et pourtant, l’homme se tenait encore debout avec assurance. François faiblissait rapidement, les ténèbres commençaient peu à peu à l’engouffrer. Il avait survécu six jours avec les soins de base que Vlad lui avait prodiguée, il respirait faiblement. Il n’en avait plus pour longtemps si rien n’était fait pour lui. Les parents de l’ainé Fournelosevich accoururent, ils comprirent rapidement le sérieux de la situation.

Sentant que les heures restantes étaient devenues des minutes et que son cœur battait faiblement, Vlad pris le chef de famille a part et lui expliqua ce qu’il pouvait faire pour sauver son jeune acolyte. Désespéré et manquant d’option, Pierre accepta la proposition et laissa François aux bons soins de l’homme qui l’avait ramené près des siens. Le visage aussi inexpressif qu’a son habitude, Vlad revint au chevet de François. Il glissa ses bras sous le corps presqu’inanimé et le souleva sans grand effort apparent. Viens mon frère, l’heure est venue, murmura Vlad en passant le pas de la porte. Pierre retint sa compagne quand l’étranger franchit la lisière de la forêt à l’ouest. La lune éclairait les champs tandis que le vent soufflait sa triste complainte à travers les arbres. Un cri déchira la nuit, une vie fut sauvé, une âme fut perdue.

Deux jour plus tard, a la tombée de la nuit, les deux hommes revinrent. Les blessures de François avait entamé une guérison accélérée. Il marchait sans peine. Son chemisier, a l’origine blanc, était maculé de sang. Son corps semblait en bonne condition mais son visage semblait difficilement cacher une grande souffrance interieure. La mere se lanca dans les bras de son fils et l’étreignit. La seconde suivante, elle leva les yeux et recula. La tereur était lisible dans son regard. Il y a des choses qu’une mere ressent et elle su, a cet instant que l’enfant qu’elle avait mis au monde n’était plus. Elle éclatta en sanglot, les mains plaquées sur son visage, se refugiant dans les bras de son époux. François aurait voulu la reconforter, mais elle le repoussa et parti vers la maison familiale. Pierre posa la main sur l’épaule de son fils. Le temps viendra, elle s’habituera, expliqua le père en retournant vers la demeure laissant a Vlad le soin d’enseigner a François les bases de son mode de survie. Ce dernier appris rapidement et semblait satisfait de cette deuxième chance. Les semaines passèrent, celles-ci devinrent des mois, l’été passa, suivi par l’automne. L'hiver s'annonçait rude alors que François s'efforçait de calmer ses nouvelles pulsions.


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Last edited December 28, 2005 12:36 pm by Nick
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